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L’ABC du compostage ­domestique – Trucs et astuces

L’ABC du compostage ­domestique – Trucs et astuces

Vous avez décidé de vous lancer dans l’aventure du compostage domestique? Quelle bonne idée! Dénichez quelques conseils pratiques sur l’art de composter.

De nombreuses villes effectueront un virage écologique au cours des prochaines années en introduisant le bac brun. En attendant cette nouvelle façon de gérer les matières résiduelles et ­organiques, pourquoi ne pas vous y ­mettre dès maintenant? En plus d’être ­favorable pour l’environnement, votre ­terrain en profitera grandement.

Sachets de thé, café, coquilles d’œufs, pelures de fruits et légumes se retrouvent généralement dans les poubelles. Pourtant ces résidus de tables sont loin d’être des déchets. Ceux-ci constituent plutôt des matières organiques précieuses pour la santé de vos plantes extérieures.

Près de la moitié des détritus se ­retrouvant dans votre sac vert auraient le potentiel de se transformer en substances organiques. Cette pratique permet à la fois de réduire la pollution liée à la décom­position de ces matières, de remplacer l’usage des engrais chimiques tout en ayant un jardin et des plates-bandes en santé.

Dans le but d’accélérer le processus et d’éviter les odeurs, quelques règles ­simples sont à privilégier. D’abord, pour que vos matières se décomposent plus rapidement, coupez vos fruits et légumes en gros morceaux avant de les déposer dans le composteur. Tout est une question d’équilibre pour obtenir un bon compost. La clé du succès est de bien équilibrer ­carbone et azote dans le composteur. Pour se faire, utilisez deux parts de matières riches en carbone, aussi nommé « les bruns », telles que les feuilles mortes, avec une part de matières riches en azote, soit « les verts », comme les restes de fruits et légumes. Ajoutez des couches de matières vertes et de matières brunes en alternance.

Il est aussi bien important d’aérer votre compost, toutes les deux semaines. L’oxygène est un élément essentiel dans ce processus. Il suffit donc de faire des trous avec un aérateur, une fourche ou une pelle. Inutile de retourner le tas de ­compost : trop d’aération pourrait avoir ­l’effet contraire et ralentir la transfor­mation.

Il est primordial de conserver un taux d’humidité constant. S’il manque d’eau, l’activité biologique ralentira. Par contre, s’il y en a trop, le tas de compost souffrira d’un manque d’oxygène et se mettra à ­dégager une odeur de pourriture.

Des problèmes? Des solutions!

Vous trouvez que votre compost dégage des odeurs nauséabondes? C’est signe d’un manque d’air ou d’un déséquilibre entre les matières riches en carbone et celles riches en azote. Veillez à ajouter des feuilles mortes, de la paille ou de la terre et à aérer votre compost.

Des fourmis ont trouvé refuge dans votre composteur? Votre compost est probablement trop sec ou il contient trop de matières riches en carbone. Vérifier d’abord s’il manque d’eau. Sinon, assurez-vous de rétablir l’équilibre entre les matières en ajoutant des matières riches en azote, les « verts ».

Enfin, pour maximiser l’efficacité de votre système de compostage domestique, installez un contenant hermétique près de l’évier de la cuisine. Vous pourrez donc y déposer au fur et à mesure les matières ­organiques. En apposant une feuille de papier journal au fond du contenant vous faciliterez le transfert des matières dans le composteur. Le papier journal se ­décompose d’ailleurs rapidement dans le tas de compost.

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