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Des solutions naturelles contre les mauvaises herbes

Mauvaises herbes, c’est vite dit! Au lieu de les éradiquer systématiquement et chimiquement, multiplions les méthodes naturelles pour les détourner de nos carrés de fleurs et de légumes.

À de rares exceptions près, les mauvaises herbes ne sont pas des plantes dangereuses, et il serait plus juste de les nommer plantes adventices des cultures, ou sim­plement plantes indésirables.

Beaucoup sont médicinales, comestibles, ou encore contribuent à l’équilibre de la faune auxiliaire qui butine ou s’abrite dans d’authentiques plantes sauvages bien de chez nous! Là où ces plantes n’entrent pas en compétition avec vos légumes ou vos fleurs, pourquoi ne pas les tolérer?

Limiter la concurrence

Toujours plus vigoureuses que les plantes cultivées, les plantes sauvages se développent plus vite. Habituées à de rudes conditions dans la nature, elles s’installent avec délectation dans les sols que vous préparez avec soin! C’est surtout là où vous devez vous concen­trer, et les méthodes ne manquent pas : faux semis pour les tromper, sarclage pour les déloger et paillage pour les inciter à aller voir ailleurs, par exemple au fond du jardin dans un espace plus sauvage dédié à la biodiversité.

Adopter les plantes sauvages utiles

Au jardin naturel cultivé selon des méthodes biologiques, les plantes sauvages ont une importance capitale, car elles contribuent fortement au maintien des populations d’insectes utiles, qu’ils soient prédateurs de nuisibles ou pollinisateurs.

Même les pires pestes ont un rôle bénéfique à jouer : ainsi, une faune exceptionnelle loge dans l’oseille sauvage, dont une trentaine de papillons. Des dizaines de plantes produisent des fleurs charmantes, comme la pâquerette, la mauve, la chicorée sauvage, le trèfle ou la linaire, riche en nectar, qui est visitée par les bourdons, puis par les abeilles.

Les mauvaises herbes qui favorisent maladies et ravageurs

Certaines mauvaises herbes servent d’hôtes à des insectes ravageurs de cultures ou porteurs de maladies. La moutarde des champs, par exemple, peut transmettre le champignon qui provoque la hernie du chou. Mieux vaut les éliminer du potager si vous cultivez des choux. Le mouron et le séneçon sont des hôtes du virus de la mosaïque du concombre transmissible aux courges et aux tomates.

Dans vos serres, supprimez le mouron, car c’est un habitat pour les acariens et les mouches blanches. D’autres hébergent des pucerons (ortie, chénopode, patience), mais peuvent servir de restaurants pour des coccinelles, surtout au début du printemps quand la nourriture est encore rare. Veillez seulement à les conserver loin du potager ou des rosiers.

Source : Rustica

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