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Inspecter une toiture en bardeaux d’asphalte

Inspecter une toiture en bardeaux d’asphalte

Une couverture de toit en bardeaux d’asphalte doit être inspectée deux fois l’an, à ­l’automne et au printemps.

C’est essentiel : la toiture est la ­composante la plus éprouvée d’une maison. Elle essuie sans cesse le feu nourri des rayons du soleil et les assauts du vent, de la pluie, du verglas et de la neige. Une mission défensive de tous les instants qui laisse inévitablement des ­cicatrices.

Un examen régulier est donc indispensable pour espérer colmater les brèches et couper court aux dommageables infil­trations. Plus largement, il pourrait ­conduire à la détection d’un vieillis­sement anormal de la couverture.

L’observation

Première chose à observer : l’allure des bardeaux d’asphalte.

Il suffit d’un simple balayage visuel pour constater si des bardeaux sont cassés ou si des granules de protection se sont détachées au point de dénuder des sections. En pareil cas, il faut réparer. Et sans délai!

Les bardeaux ondulent ou leurs pattes sont relevées? Ces phénomènes ­découlent très souvent d’une ventilation insuffisante ou inefficace du comble
(« entretoit »). Voilà l’une des principales causes du vieillissement prématuré des bardeaux d’asphalte. L’isolant et même le support de bois de la couverture pourraient également en avoir souffert.

Pour bien respirer, un toit doit aspirer de l’air provenant de sa base (soffites) puis en expulser par une bouche ­d’évacuation située le plus près possible de son faîtage. Pour que la ventilation soit adéquate, la superficie totale des ouvertures d’aération et leur répartition au bas et au sommet de la toiture doivent ­respecter des normes de construction précises.

De manière générale, toute déformation rendra les bardeaux très vulnérables à l’action du vent et de la glace. Au ­moindre signe inquiétant, il est donc sage d’obtenir l’avis d’un couvreur.

Les choses sérieuses

Grimper sur le toit de la maison est ­envisageable? Passons à la deuxième étape : la tournée systématique des ­éléments saillants de la toiture.

D’abord les solins, ces bandes de métal assurant l’étanchéité à la base d’une cheminée, par exemple. Sont-ils toujours solidement fixés? La rouille les a-t-elle ­attaqués ou pire, transpercés? Le ­calfeutrage de leurs joints est-il fissuré ou détaché? Un clou, une vis, un peu de scellant, bref la correction pouvant ­sembler la plus anodine pourrait s’avérer déterminante au moment d’une pluie poussée par de fortes bourrasques.

D’un même élan, on s’approchera de la cheminée pour en évaluer la stabilité et, si elle est de maçonnerie, la condition des joints de mortier. Et son chapeau, le cas échéant : est-il en bon état et bien ­rattaché?

Les aérateurs de toit doivent aussi être examinés. Leur assemblage ou leur ­ancrage devra être corrigé s’ils bougent à la moindre poussée. Par ailleurs, si la ­sortie d’air d’un ventilateur de salle de bains ou d’une hotte de cuisinière émerge du toit, il faut voir à ce qu’elle soit libre de tout débris et que son clapet se referme complètement de manière à ­empêcher toute infiltration d’eau, de neige ou d’air froid.

Finalement, la boucle ne serait pas bouclée sans un coup d’œil aux gouttières : vérification de la solidité des fixations et de l’étanchéité des raccords, et enlèvement des débris accumulés dans les dalles et tuyaux de descente. Un cintre ou une broche rigide sera utile en cas d’obstruction. L’utilisation du boyau d’arrosage pour compléter le nettoyage fournira la preuve que le réseau est bel et bien ­dégagé.

Source : CAA-Habitation

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