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Il faut agir vite… et bien!

Il faut agir vite… et bien!

Le froid qui sévit peut engendrer des problèmes lourds de conséquences.

Le froid qui sévit peut engendrer des problèmes lourds de conséquences.

Lorsqu’une vague de froid sibérien s’abat sur nos contrées, il n’y a pas que les aqueducs municipaux qui sont mis à rude épreuve. Les tuyaux des maisons mal isolées ne tardent jamais à écoper. Or, que doit-on faire quand, par l’effet du gel, l’eau n’arrive plus au robinet?

Dès que l’on ­soupçonne une telle possibilité, il faut agir rapidement puisque, à la limite, il y a risque d’éclatement. Évidemment, si le conduit en cause est bien accessible, la situation est moins alarmante. Hélas! Ce n’est pas toujours le cas. Les canalisations se trouvant près des murs extérieurs sont plus susceptibles de geler, parti­culièrement lorsqu’il s’agit de murs ­exposés au nord.

La recherche sera facilitée si l’on connaît la structure de son habitation et, plus ­particulièrement, ses faiblesses en ­isolation. On se tournera d’abord vers les endroits que l’on sait plus froids, par exemple les placards, les armoires de ­cuisine (si c’est l’arrivée d’eau qui fait ­défaut), les armoires de la salle de bain (si l’eau est absente du lavabo ou de la douche). C’est la formation de givre qui permettra d’identifier précisément la ­partie gelée du tuyau. En cas de doute, on pourra déterminer avec exactitude la zone à réchauffer en passant sur le tuyau un linge humide qu’on sentira en quelque sorte ralentir lors de son passage sur la portion gelée.

Pour dégeler la tuyauterie sans danger, l’outil idéal demeure le séchoir à cheveux. On ouvre le robinet, on déplace ensuite le séchoir lentement vers la partie gelée en s’assurant de répartir la chaleur uniformément.

Certaines solutions de rechange au ­séchoir existent : petits radiateurs à ­ventilation mécanique ou radiants, lampes chauffantes, ampoule électrique de forte puissance. Sans la mettre ­directement en contact avec le tuyau (ni bien sûr avec toute matière environnante potentiellement inflammable), on place la source de chaleur à proximité de ­celui-ci, quelques minutes au même ­endroit, puis, progressivement, on ­l’approche de la section gelée. Il faut ­parfois être patient. Le tout ne se règle pas nécessairement en quelques secondes.

S’il s’agit d’un tuyau qui se trouve dans un mur, la méthode de réchauffement progressif sera la même, mais le travail sera plus long, car la chaleur par ­conduction se diffusera avec moins de précision. Certains proposent parfois de dégeler les tuyaux avec une torche au ­propane conjuguée à une plaque de ­matériau isolant entre le tuyau et le mur. Cette méthode est à déconseiller, car les risques de défaire une soudure ou de ­causer un incendie sont trop importants. Si les interventions recommandées ne donnent aucun résultat, il vaut mieux ne pas tarder à appeler un plombier à la rescousse.

Le gel de tuyauterie peut souvent être ­évité en améliorant de façon permanente l’isolation des tuyaux, en utilisant par exemple ces gaines de mousse qu’on peut installer autour des tuyaux ou ces bandes isolantes qu’on enroule tout simplement autour de la canalisation « frileuse ». Il peut parfois être nécessaire d’utiliser un câble chauffant qu’on enroule autour du tuyau et qu’il suffit de brancher pour ­prévenir le gel.

Source: CAA-Habitation

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