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Grands froids – Évitez les problèmes de condensation

Grands froids – Évitez les problèmes de condensation

L’hiver réserve de grands froids au Québec. Même si votre propriété est équipée d’un système de ventilation ­mécanique adéquat, des signes de ­condensation sont possibles, comme la formation de glace au bas des fenêtres.

L’Association provinciale des ­constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) vous en explique les causes et vous rappelle quelques conseils pour éviter ce problème.

Principes de base

Avant de remettre en question la ­qualité du fenêtrage de votre maison, il est ­important de comprendre certains principes de base. L’air est un gaz qui, selon sa température, peut contenir plus ou moins de vapeur d’eau. Plus il est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau sans créer de problèmes. À titre d’exemple, le vitrage des fenêtres ne ­s’embue pas lorsqu’il fait 30 °C et que le taux d’humidité relative est de 95 %. Pourquoi? Parce que, lorsqu’un gaz est chauffé, les molécules se distancent et laissent plus de place à la vapeur d’eau.

Le même principe s’applique pendant l’hiver : à une température donnée – ­supposons 20 °C – l’air peut contenir 50 % d’humidité. Lorsque la température chute rapidement, la quantité de vapeur d’eau change. Pour le même volume d’air, le taux d’humidité relative montera en flèche jusqu’à atteindre le point de ­saturation, soit 100 %. Habituellement, le surplus de vapeur d’eau se dépose sur les surfaces les plus froides, soit le ­vitrage des fenêtres et des portes. Cela s’accentue lorsque le cadre de la fenêtre forme une tablette qui prive le bas du ­vitrage de chaleur.

Conseils pour prévenir la condensation

Les experts affirmeront qu’un verre ­énergétique, des intercalaires isolés et la position du vitrage dans l’axe du mur ­peuvent prévenir ce problème. Selon André Gagné, directeur de l’expertise ­technique de l’APCHQ, ces recom­mandations peuvent contribuer à réduire les manifestations de ce phénomène de température, mais lorsque celle-ci passe de -10 à -30 °C en quelques heures, le ­vitrage en subit tout de même les ­variations.

« Lorsque le taux d’humidité ne suit pas la courbe de chute de température ­extérieure, il est pratiquement certain de voir apparaître de la condensation », souligne-t-il.

Pour éviter ce problème, le taux ­d’humidité relative de l’air intérieur doit suivre la courbe de chute de la tempé­rature extérieure. La capacité des ­appareils de ventilation chargés de faire ce travail varie, si bien qu’il est possible que ­certains échangeurs d’air ne puissent ­réduire ce taux assez rapidement. Avec des inter­ventions simples, vous ­contribuerez à ­optimiser le fonctionnement de ces ­appareils et à réduire la condensation sur les fenêtres de votre maison.

Par exemple, limitez votre quantité de plantes, vérifiez que votre sécheuse est bien raccordée, évitez de réduire la ­température intérieure ou d’entreposer votre bois de chauffage au sous-sol. Il est également recommandé d’activer les ­ventilateurs de la cuisine et de la salle de bains pendant et après chaque utilisation, et de ne pas prolonger indûment les douches. Les grilles de ventilation doivent être localisées aux bons endroits et non obstruées pour fonctionner à plein rendement. Aussi, si ce n’est déjà fait, ­enlevez les moustiquaires de vos fenêtres, et ­abstenez-vous de fermer les stores ou les toiles pendant la soirée, ce qui ­permet­tra à la chaleur provenant du système de chauffage de réchauffer le vitrage.
Source : APCHQ

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