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Chauffage au mazout : s’en débarrasser?

Chauffage au mazout : s’en débarrasser?

Le chauffage à l’huile ou au mazout représente une méthode de chauffage qui demeure efficace.

Le chauffage à l’huile ou au mazout représente une méthode de chauffage qui demeure efficace.

La volatilité du coût de l’énergie peut-elle justifier à elle seule le remplacement du système de chauffage d’une résidence? La réponse est non! Plusieurs autres facteurs méritent d’être pris en compte avant de se lancer dans un coûteux échange.

Il est opportun de le rappeler au moment où un véritable vent de panique pousse nombre de propriétaires à fuir le mazout, dont le prix a connu une hausse aussi soutenue que spectaculaire, ces dernières années. Or, s’il est une chose que personne ne peut prédire, c’est bien l’évolution du coût de l’énergie. Peu importe le type!

Le mazout ne générait-il pas la plus basse facture de chauffage d’une habitation, il y a à peine quelques années? Et puis, combien faudra-t-il débourser pour alimenter les appareils au gaz naturel ou à l’électricité dans 10 ans? La recherche d’un chauffage plus économique ne peut donc pas découler de l’unique considération du coût de l’énergie.

Facteurs à évaluer

Il y a beaucoup à gagner à aborder la situation sous différents angles avant de donner le feu vert au remplacement d’un système existant. À plus forte raison si ce dernier est toujours fonctionnel.
• Le système au mazout existant a-t-il 15 ans ou moins? Si c’est le cas, il y a de fortes chances que son remplacement ne soit pas un coup fumant. En effet, un appareil de chauffage central a normalement une durée de vie utile excédant 25 ans. En principe, le rendement d’un nouvel appareil pourrait ne pas entraîner une diminution assez substantielle de la note de chauffage pour récupérer dans un délai raisonnable l’effort financier consenti.
• La consommation annuelle d’énergie destinée au chauffage a-t-elle été évaluée? Une faible consommation engendrera forcément de minces économies. Celles-ci pourraient mettre un temps fou à éponger le coût de la substitution.
• La possibilité d’augmenter l’efficacité (remplacement du brûleur) ou le rendement (diminution des pertes de chaleur) du système existant a-t-elle été étudiée?
• La voie de la biénergie (système hybride mazout-électricité) a-t-elle été explorée? En greffant une chaudière électrique (chauffage à eau chaude) ou un chauffe-air (chauffage à air pulsé) à l’appareil en place, il est possible de profiter d’une réduction considérable du coût de l’électricité lorsque la température extérieure se situe à -12 °C et plus (tarif DT d’Hydro-Québec).
• Est-il possible de faire diminuer le chauffage requis en rendant l’enveloppe du bâtiment plus étanche? Dit autrement : vaut-il mieux investir en vue de chauffer moins ou chercher à payer moins cher pour le chauffage? L’ajout d’isolant et la réduction des infiltrations d’air ont un effet direct sur le compte de chauffage d’une maison et le confort de ses occupants.
• Outre l’achat et l’installation d’un nouvel appareil, tous les coûts entraînés par la conversion de l’équipement ont-ils été calculés? Par exemple, le chemisage ou l’élimination de la cheminée, le retrait de l’installation existante incluant le réservoir et ses tuyaux de remplissage, la mise à niveau de l’entrée électrique, les travaux de réparation connexes, etc.

Bref, il existe maintes façons de s’attaquer aux coûts de chauffage élevés. Il est possible de modifier, de remplacer et même de convertir une installation de chauffage existante. On peut aussi s’employer à emprisonner la chaleur ou à faire obstacle aux infiltrations d’air froid.

À chaque option seront associés un coût immédiat et un délai approximatif de rentabilité. Voilà pourquoi il est chaudement recommandé d’élargir son horizon d’analyse au lieu de s’engager tête baissée dans une avenue budgétaire qui risquerait de se révéler une mauvaise issue.
Source : CAA-Habitation

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