Logo
Accès à la propriété – Un défi pour les célibataires

Accès à la propriété – Un défi pour les célibataires

Selon un sondage Web effectué pour le compte de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ), près de 90 % des jeunes adultes âgés de 19 à 39 ans souhaitent acheter une première propriété au cours des prochaines années. Déjà difficile pour les couples, l’accession à la propriété est une mission presque impossible pour les célibataires.

De plus, 93 % des jeunes qui souhaitent devenir propriétaires considèrent l’achat d’une propriété comme un bon investissement. « À la lumière des discussions actuelles sur le risque d’insuffisance de fonds pour leur retraite, les jeunes considèrent la propriété comme une bonne affaire. Il s’agit d’une bonne nouvelle, mais c’est aussi un message qu’ils nous lancent.

Laissez-nous également notre chance, tentent-ils de nous dire », soutient François Bernier, directeur du Service économique et affaires publiques de l’APCHQ.

Pour devenir propriétaires, les personnes seules devront franchir quelques obstacles. Selon les résultats de ce sondage, le principal frein à la réalisation de leur projet, dans 70 % des cas, est  une mise de fonds initiale insuffisante. Parmi les questions concernant les principales raisons qui retardent leur projet, outre le problème d’insuffisance de leur mise de fonds, on retrouve, dans l’ordre : le prix des habitations, l’insuffisance de revenus ainsi que l’instabilité de leur situation personnelle.

Toutefois, on peut se demander si les célibataires sont bien conscients du coût réel de l’achat d’une propriété :
– 50 % croient que l’on peut devenir propriétaire pour moins de 250 000 $;
– 72 % pensent que d’ici cinq ans ils disposeront de la mise de fonds nécessaire;
– ces personnes économisent déjà depuis quatre ans en moyenne et en auront pour autant d’années avant d’avoir entièrement économisé l’argent nécessaire à leur mise de fonds;
– plus de 50 % estiment que le coût total de leur propriété (hypothèque, taxes, frais de copropriété et autres) s’élèvera à moins de 1 200 $ par mois.

Avec de telles données, on peut se poser une autre question : nos jeunes ne sont-ils pas trop optimistes en ce qui concerne leur capacité à devenir propriétaires sans qu’on leur donne un coup de pouce? La réponse est simple : pour la plupart, ce coup de pouce est absolument nécessaire.

Deux répondants sur trois considèrent que le gouvernement devrait les aider à devenir propriétaires, soit par un prêt
ou encore une subvention ou un crédit d’impôt. Et seulement 20 % estiment que ce n’est pas le rôle du gouvernement d’aider les jeunes ménages à accéder à la propriété.

« Quand on sait les retombées fiscales pour le gouvernement québécois et les bénéfices pour toute l’industrie de la construction résidentielle, de la rénovation, du meuble, du courtage immobilier et pour tous les professionnels investis (ce qui représente une industrie de près de 26 milliards de dollars), on peut se poser une dernière question : qu’attendent donc nos élus pour donner un coup de pouce à nos jeunes dans leur projet d’habi­tation? », conclut M. Bernier.

(APCHQ)

Vous aimerez également

 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués*